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Publié le par JY et A

Le Président de la République s’est illustré à nombreuses reprises en ce début de semaine. Après s’être rendu au Tchad pour faire libérer sept des 21 prisonniers dans l’affaire de l’arche de Zoé il est allé mardi matin en Bretagne pour annoncer une série de mesures aux pêcheurs en grève avant de s’envoler pour sa visite aux Etats-Unis.

Une fois encore, ces deux événements fort proches démontrent l’hyper-activité de Nicolas Sarkozy et si en faire état relève depuis longtemps du lieu commun, comment ne pas être scandalisé par l’évident populisme de la méthode ? Dans un cas comme dans l’autre, l’intervention bruyante du Président était totalement superflue –on ne nous fera pas croire que la diplomatie française s’est trouvée si dépourvue qu’elle ait du faire appel au locataire de l’Elysée et à son Airbus, ni d’ailleurs que le ministre de l’Agriculture eût été incapable de gérer la crise. Que signifient alors ces déclarations à l’emporte pièce (« j’irai chercher tous ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait », à propos des membres de l’association) ? Qu’est-ce que ce Président de la République que l’on voit déambuler dans une foule compacte, haranguant, répondant du tac au tac au gréviste qui le hèle ?

Ces derniers jours, la démocratie française a vécu au rythme d’un homme seul, sautant dans son avion pour aller qui distribuer des promesses, qui rapatrier à grand fracas. On voit mal comment cette agitation pourrait être autre chose qu’un chèque en bois.

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thomas 11/11/2007 20:10

Concernant le Canada je me suis mal expliqué. Si je choisi ce pays entre autres c'est parce que le québec reconnaît l'eau comme un bien commun, l'objet de mon étude est de montré la différence entre la reconnaissance de ce concept juridique et la pratique qui est faite par le canada et de façon plus générale l'idée est que seule une reconnaissance du caractère de l'eau ainsi qu'une perception adéquate de ce concept (c'est à dire pas ce que fais le canada) est une partie de la solution et un des moyens d'application du droit à l'eau qui à l'heure actuelle est inefficace ou presque.

Le canada tout simplement parce que je suis sur place et c'est pratique.

Mais on peut parle du chilli et son "miracle par le privé", on peut parler de l'Inde (et je le fais en utilisant l'anthropologie afin de définir une conception que je pense juste d'un bien commun dans les sociétés traditionnelles), on peut parler de l'Afrique et des nombreux pays qui reconnaissent le droit à l'eau sans que cela est un effet juridique quelconque... Tous les pays sont concernés mais le canada offre un lieu parfait pour analyser la perception de cette ressource par la société.

Concernant l'eau de mer tu soulignes très bien le problème. Si on ne prend pas l'eau de la mer comment allons nous faire... Ceci sous-entend que l'eau dont nous disposons de manière naturelle n'est pas suffisante ou qu'elle sera trop polluée... Dès lors réfléchir à utiliser l'eau de mer c'est déplacer le problème... Il y a assez d'eau douche sur la planète pour ne pas avoir besoin d'utiliser l'eau de mer... c'est le même problème qu'avec l'agriculture, on nous explique qu'il faut toujours produire plus pour nourrir plus de monde, mais nous produisons largement assez --> we feed the world une nouvelle fois...

poncho 11/11/2007 18:33

en relisant le passage que j'ai sélectionné je me suis mis à douter sur la pertinence de la longueur citée. peut-être que j'aurais dû me limiter au dernier paragraphe.

toujours est-il que comme le dit A, le pb de l'eau ne se limite pas au Canada et le monde ce n'est pas que l'Amérique du Nord.

"bon nombre de personnes" partagent des idées quant à la non-nécessité d'une agriculture uniquement productiviste et au besoin pour l'Homme de sortir de son schéma dominateur de la nature pour aller vers celui d'une cohabitation (mais pas avec la gauche-muarf).

quand tu auras une bourse en Europe tu verras qu'il y a une bonne partie du vieux contient qui partage ces deux points de vue là. et encore je ne parle qe de ce que je connais, imagine l'Asie et l'Afrique qui doivent se sentir un brin plus concernées que l'Amérique du Nord.

en ce qui concerne la désalinisation de l'eau de mer, sauf erreur de ma part, quand bien même l'eau de pluie se réinfiltre dans les nappes phréatiques, il en tombe plus dans les océans. et si on ajoute le facteur réchauffement climatique avec la montée des eaux qui l'accompagne, je ne sais pas vraiment comment on pourra s'en sortir sans enlever le sel de l'eau des océans et des mers.
à voir. peut-être, que je me trompe dans les proportions et que du coup il n'y en a pas besoin (de l'eau des océans et des mers)

Thomas 11/11/2007 18:15

En effet, la question environementale ne se réduit pas à l'eau et au canada et c'est justement l'objet de ce post que tu as devancé.

je n'ai pas prétendu inventer un concept ni être l'auteur de la critique d'une forme de progré. cette question remonte aux années cinquante et à la philosophie de l'écologie (Arne Naess entre autres).
D'ailleurs si j'étais le seul à évoquer cette question je serais embêté pour justifier de ma crédibilité.

J'ai seulement prétendu reprendre cette idée afin de l'appliquer à la gestion de l'eau (qui occupe mes recherches) et défendre le concept de l'eau comme bien commun et critiquer les politiques actuelles concernant le droit à l'eau.

Alors effectivement je parle du canada mais étant boursier je ne suis pas libre....

A 11/11/2007 18:03

Tu conviendras Thomas que la question environnementale ne se réduit ni à l'eau, ni au Canada...

Thomas 11/11/2007 18:00

j'ai oublié un petit détail.

Le bon nombre de personnes comprend sûrement une très grande partie des canadiens dont la consommation quotidienne en eau est en moyenne de 500 litres alors que le "droit à l'eau" (pour les besoins en eau potable et d'assainissement) est évalué entre 20 et 50 litres par personne...

mais effectivement je veux bien croire que les gens ont conscience de leur consommation et sont prêts à se restreindre...