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Publié le par JY & A

Lors de son intervention télévisée du 29 novembre dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé la future cession de 3% des titres d’EDF afin d’obtenir 5 milliards d’euros qu’il promet d’injecter dans le budget de l’Université. Cette initiative apparaît être positive, puisqu’elle permet d’allouer une somme conséquente à une université française qui manque cruellement de moyens, de plus la cession de 3% des titres n’affecte pas le caractère public de l’entreprise. Mais nous sommes-là dans la théorie et la pratique nous montre que l’opération a souffert d’un manque d’organisation très regrettable. Ainsi le monde.fr nous révèle que l’annonce du président Sarkozy est intervenue trois jours avant la vente effective des titres, dés lors la sanction est tombée et dés le lendemain l’action a perdu 3% et la capitalisation d’EDF a baissé de 4,74 milliards ! Les actionnaires ont agi rationnellement (ce qui ne veut pas dire que la spéculation est morale) car pourquoi acheter cher aujourd’hui ce que l’on peut avoir pour moins cher demain ? La spéculation boursière fait partie depuis des lustres de la réalité financière et les exemples ne manquent pas ; mais ce qui est nouveau et agaçant dans cette affaire, c’est le comportement de Nicolas Sarkozy dont la stratégie médiatique de perpétuelle agitation aura coûté plusieurs millions d’euros à l’Etat français.

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JY 15/12/2007 16:12

Non , non je ne pense pas , je crois plutôt à une maladresse. Il était tellement pressé de faire l'annonce qu'il a tout balancé sans même en parler au Ministère de l'économie ! En tous cas Lagarde n'était pas au courant. Le médiatique , l'effet d'annonce toujours, il ne pense qu'aux côtes de popularité comme si il était en campagne perpétuelle (d'ailleurs c'est le cas) ...

thomas 15/12/2007 00:32

Et finalement est-ce que cette annonce prématuré elle avait justement pour objectif de faire baisser le cours pour que certains aient les titres moins chers?? c'est tu possible?? c'est tu mal?

thomas 12/12/2007 23:57

Oui oui pardon pour l'intérêt des matières! je voulais dire la même chose, le désintérêt vient je pense seulement de l'image qui en est donnée... Aujourd'hui allons en business. Et justement mon point c'est que dans d'autres pays ce sont des matières encouragées alors pourquoi pas chez nous...

Concernant l'orientation et les taux de réussite je t'avoue que je ne vois pas de solution... J'ai vu la france et sa sélection interne qui est plutôt moche mais qui je dois avouer te forme très bien quand tu t'en sors... ce qui est rare (en droit).

J'ai vu l'Irlande qui ne fait pas payer cher mais te permet de choisir ta fillière en fonction de tes notes au "bac" (pondéré par les résultats de ton année ou de deux ans je ne sais plus exactement). Si tu veux faire du droit tu dois avoir valider certains cours (histoire par exemple). Du reste comment les étudiants font leur choix? ils prennent le plus prestigieux accessible (rémunérateur...) : business, droit, médecine.
du coup ils ne choisissent plus par goût et leur "carrière" juridique est finalement décidée par des résultats qui ne concernent pas le droit, ca ne m'aurait pas aidé ayant fait un bac S.

Enfin au canada c'est plus simple t'as les sous ou tu les as pas (le québec est différent... c'est moins cher mais cher quand même). Les États-Unis je ne veux même pas savoir combien ca coûte... enfin si pour une fac moyenne une amie payait 14 000 dollars l'année pour une licence, alors avec ca photocopies illimitées, salles info en tout genre, conférences avec repas, bibliothèques nombreuses et ouverte tard sinon toute la nuit, etc.
Résultat ou bien les étudiants ont les sous, ou bien ils empruntent (chose commune pour eux...) et travaillent en même temps (ils peuvent souvent se le permettre, les emplois du temps sont plus léger, pour l'irlande c'était 2 fois moins d'heures par rapport à la France, au canada 10 de moins).

Selon moi le top ce serait de pouvoir seulement étudier... Mais je suis démoralisé quand je vois le peu de responsabilité de certains étudiants (dont certains boursiers) étant donné que la fac ne coûte rien. Le "jeu des bourses" c'est moche (je me pointe au examens pour toucher la bourse avant de changer pour la troisième fois changer de filière). Les bourses sont trop faibles... et trop peu contrôlées.

je touche une bourse au mérite au canada, je dois rendre des comptes de manières régulière sur mes recherches... de plus j'ai des heures à effectuer comme chercheur assistant pour la fac (en effet c'est pas possible au niveau de la licence) reste qu'ici les étudiants travaillent énormément sur le campus (administration, campus, service des sports) dans le cadre de programmes visant à les aider...

De plus pour les grosses facs américaines les étudiants sont très souvent boursiers de l'université ou de bourses extérieures.

J'ai envie de dire que la sélection c'est mal mais j'ai l'impression que l'on pourrait quand même limité le taux d'échec en expliquant mieux aux gens là où ils s'engagent et à les pousser à au moins essayer de réussir.
Alors après le problème dépasse la simple orientation mais toute l'organisation de l'université. Je veux dire par là que souvent les professeurs ne recoivent pas de question, et ne cherchent pas d'interractions outre mesure avec les étudiants. Soit par le professeur est comme ca soit parce que des amphis de 500 personnes n'encouragent pas cela (en irlande amphi de maximum 100 personnes, il y avait un disalogue).

Pour le canada je suis presque choqué que le doyen prennent rendez vous individuellement avec chacun des étudiants du programme de maîtrise pour lui souhaiter la bienvenue (je lui ai demandé je que j'avais fait de mal...). un de nos professeurs a invité en début d'année chez lui l'ensemble des master et doctorat et professeurs chez lui... Il y a aussi cet éléments de proximité et d'échanges qui est souvent absent en france (Il faut vraiment le vouloir pour se rapporcher d'un professeur et aller plus loin que le cours). Et en effet ca n'encourage pas forcément...

JY 12/12/2007 19:21

"De plus si les universités de droit nous produisaient 80% de juristes sur les entrants on serait bien emmerdé... on en aurait beaucoup trop... La fac ouverte comme aujourd'hui je ne sais pas si ça correspond encore au contexte de nôtre société sachant que beaucoup plius de gens y ont accès."
Dans la course à la mondialisation , on a plus qu'interêt à avoir de plus en plus de gens diplômés du supérieurs(en valorisant le facteur humain on aura des travailleurs plus productifs pour s'en tenir à l'aspect économique et sans parler des bénéfices sociaux là aussi considérables ). Ce qui ne veut pas dire qu'il faut donner les diplômes , on est bien d'accord. Il faut faire progresser les éléves par les cours de remises à niveau , tutorats, etc dont je parlais dans le commentaire précédent. On en revient à l'orientation, effectivement dans une série comme le droit on n'a pas besoin de 80 % de réussite (on en est loin !), donc une meilleure orientation est nécessaire mais là aussi c'est compliqué . Qui échoue le plus à la fac ? Les titulaires de bacs technologiques et professionels qui sont fatalement peu préparés à suivre des études d'histoire , d'économie, de droit etc. Mais là il faut se demander pourquoi ils viennent à la fac plutôt que de se rendre dans des IUT, Bts et d'autres filiéres qui devraient représenter leur poursuite logique d'étude ? La réponse est toute trouvée, ce sont les titulaires de bacs généraux qui trustent les places de ces filières plus professionalisantes que l'Université (encore que ce n'est pas toujours vrai et que certains BTS et IUT sont bien moins utiles qu'une licence).Du coup on a bien souvent des orientations subies qui aménent "les amphis surpeuplés qui se vident rapidement" dont tu parlais .

"Concernant le faible intérêt pour certaines matières..." On a dû mal se comprendre , je suis tout à fait passioné par des matières telle que la sociologie,l'histoire, la philo et pleins d'autres mais je parlais de l'interêt que les entreprises leur porteraient.

thomas 12/12/2007 16:10

Concernant le fort taux d'échec je ne suis pas pour une sélection mais pour une meilleure orientation... pourquoi en droit les amphis sont surpeuplés les premières semaines pour se vider au fur et à mesure... De plus si les universités de droit nous produisaient 80% de juristes sur les entrants on serait bien emmerdé... on en aurait beaucoup trop... La fac ouverte comme aujourd'hui je ne sais pas si ça correspond encore au contexte de nôtre société sachant que beaucoup plius de gens y ont accès.

Concernant les moyens pour l'université, en effet, selon moi 3 acteurs... Les étudiants, l'état et le privé, un ou plusieurs doivent passer à la caisse... que ce ne soit pas les étudiants je suis d'accord, mais les deux autres doivent se bouger or je ne pense pas que l'état seul puisse assumer des budjets pour espérer rattrapper ceux des plus grosses universités... Il y a donc le privé... Je sais que malheureusement après ça le privé influencera les recherches etc. Mais il ya toujours une marge de manoeuvre et il y aura toujours des fonds publics (qui ne sont pas non plus un gage de liberté totale pour le chercheur...).

Concernant le faible intérêt pour certaines matières... comment dire j'ai l'impression que c'est un mal relatif à la france (et autres). En ce qui concerne le canada et mon université nous sommes plus qu'encourager à aller voir dans des domaines hors du droit, nous sommes poussé vers la philo du droit, la socio du droit et l'anthropologie du droit. Ces matières ont un réel intérêt et il est possible de les valoriser.

Concernant le regroupement des facs je sais bien que les présidents n'y serais pas favorables entre autres. Et puis mince mélanger les juristes et les historiens... manquerait plus que ça...

Concernant les PUF ben c'est un peu ce que je voulais dire... c'est pas rattaché à la Sorbonne par exemple... Et il faut voir le nombre de journaux périodiques dans tous les domaines produites par les facs américaines...