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Publié le par JY & A

Nouvelobs.com indique que Nadine Morano, porte parole de l'UMP a tenu les propos suivants: "Je laisse le soin aux Français de juger le Parti Socialiste qui se met clairement du côté des assassins et oublie toutes les victimes. C'est irresponsable de jouer avec la sécurité des Français". Cette déclaration concerne les critiques émises par le PS sur la loi sur la récidive récemment adoptée par le parlement. Cela rappelle le Nicolas Sarkozy de la campagne présidentielle, qui suite aux échauffourées survenues à la gare du Nord, avait déclaré : « Si certains sont du côté des fraudeurs, moi je suis du côté de tous ces honnêtes gens qui payent leur billet ». En matière judiciaire, le crédo de la majorité se fonde sur un manichéisme rhétorique affligeant. La moindre tentative d'approche explicative se voit ainsi taxer de laxisme, la moindre contestation d'une loi entraine des accusations de soutien affiché aux assassins et aux violeurs d'enfants. Et c’est pourtant l’UMP Pierre Lellouche qui reprochait récemment à la gauche ses méthodes dignes de la STASI…

Sources :  Nouvelobs.com 1 ; 2

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florent91 04/03/2008 11:08

Je peux me positionner du coté des fraudeurs. Car en fonction de leur revenus le prix du ticket ou du coupon peut être cher voir tres cher. Un exemple je suis en banlieue parisienne je gagne le SMIC 1000 € et je dois payer ~ 100 € tous les mois pour aller travailler. (ok mon patron m'en rembourse la 1/2 à la fin du mois) mais imaginez que chaque personne qui prennent le RER doivent payer le coupon 10% de leur salaire !
M Sarkozy devrait ainsi payer un coupon 2000 € !
Ca remet les choses en place par rapport à la "fraude" !
Reflechissons au prix du transport par rapport aux taux d'effort !
Qu'il soit le même pour tous ! car si 100 € c'est une somme pour un smicard pour une personne qui gagne 20 000 € / mois c'est rien du tout.
Je pourris tenir le même raisonnement pour les amendes !
Une personne qui a du pognon se fout completement de payer une amende de 230 € pour excés de vitesse (devant un tribunal c'est un exemple ) par contre elle va faire tres mal à une personne qui gagne 2 000 € ou moins !
Tout ce système d'amende et de prix doit être revu en fonction du taux d'effort !

thomas 01/03/2008 16:42

Je suis bien d'accord avec toi poncho sur la "transition" entre le système actuel et le monde merveilleux promis par les abolitionnistes (Louk Hulsman paraît très optimiste à ce point mais je dois avouer qu'il me faudrait relire tout ça...)

Enfin dans le cas présent et la réforme du gouvernement sarkozy, je trouve que c'est le parfait exemple pour montrer de quel manière les politiques par une compréhension erronée des phénomènes et influencée par l'impact médiatiques des crimes sélectionnés, peuvent enfoncer un peu plus le pays dans ses travers...

Kerherve 01/03/2008 13:03

Le gaullisme de Sarkozy : zéro pointé !


C'est clair pour le commun des mortels. Nicolas Sarkozy utilise le général de Gaulle pour redorer son blason.
Profitant de l'inauguration de l'Historial Charles de Gaulle ce vendredi 22 février, le Président de la République s'est octroyé une "parenthèse gaulliste" comme aiment à le faire remarquer les médias qui ont couvert l'évènement.
"Ce n'est pas le moindre des paradoxes de l'histoire de notre pays que d'avoir unanimement célébré la mémoire du grand homme alors que tout au long de son existence sa légitimité fut contestée" précise dans son allocution Nicolas Sarkozy, pensant ainsi positiver l'effondrement vertigineux de sa popularité dans les sondages d'opinion.

Mais, faut-il le rappeler, la légitimité du Général n'a jamais été contestée que par ses éternels adversaires des "féodalités" que le fondateur de la Vème république vilipendait dans le monde politique et syndical.
En toute occasion, et toujours, le général de Gaulle a bien pris soin d'emporter le soutien du peuple souverain. Battu le 27 avril 1969 lors du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, il a mis immédiatement un terme à son mandat. Une leçon de démocratie que nos élites politiques actuelles devraient méditer !

Nicolas Sarkozy peut affirmer sans cesse, et comme une excuse à sa trahison, que nul ne peut prétendre savoir ce que le Général dirait aujourd'hui de la situation de la France, mais il ne saurait ignorer ce que le fondateur de la Vème république a toujours refusé : mettre en œuvre une politique sans l'adhésion des Françaises et des Français.

J'ai souvent eu l'occasion d'émettre ici des réserves, bien plus, des critiques sur les initiatives et actions du Président Chirac : cohabitation, quinquennat, construction européenne, pour ne citer que les plus criantes. En revanche, j'ai pu apprécier à sa juste valeur la position qu'il a défendue dans l'affaire irakienne malheureusement toujours d'actualité. De même, s'il n'a pas tiré toutes les conséquences de son échec référendaire le 29 mai 2005 sur le traité établissant une constitution européenne, laisser le peuple se déterminer souverainement après un large débat contradictoire peut être mis à son actif.

Aussi :
- la politique "show-biz" du locataire actuel de l'Elysée et ses égarements verbaux de plus en plus nombreux dénaturent la fonction présidentielle ;
- la ratification du protocole européen de Lisbonne par les seuls parlementaires, véritable coup de force contre les Français, entame gravement sa légitimité ;
- l'alignement inconditionnel de sa politique étrangère sur celle des Etats-Unis met, en conséquence, un terme à la politique d'indépendance initiée par le général de Gaulle et poursuivie jusqu'aujourd'hui par ses successeurs ;
- sa volonté maintes fois affirmée d'intégrer les forces militaires françaises dans les structures de l'Otan contrairement à ce que le Général a décidé le 7 mars 1966 en sortant la France du commandement de l'Otan et en exigeant la fermeture immédiate des bases US sur le territoire national ;
- la transformation de notre propre texte fondamental qu'il nous concocte à partir du rapport Balladur, rompant les équilibres de nos institutions qui font la force de la constitution gaullienne ;

... représentent tant de ruptures profondes avec le gaullisme authentique qu'il m'arrive, chaque jour un peu plus, à regretter néanmoins la présidence de Jacques Chirac.


Alain KERHERVE
www.gaullisme.fr

poncho 28/02/2008 18:44

il m'est d'avis que quand bien même -selon les abolitionnistes- ces principes n'atteint par leurs objectifs, les bafouer c'est précipiter le pays et le droit pénal qui le décrit vers des travers que ce dernier empêche.

philippe 28/02/2008 17:14

Comme l a bien souligne Poncho, Nadine et Nicolas auraient tout intéret a se souvenir de leur cours de droit constit de 1ere annee: ca aurait evite au gouvernement et plus particulierement a Nico un serieux camouflet inflige par le premier juge de France, Vincent Lamanda: "il est hors de question de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel qui, comme le dit la Constitution, s'impose à toutes les juridictions, y compris la Cour de cassation", a déclaré Vincent Vigneau, chargé de mission à son cabinet qui s'exprimait au nom du plus haut magistrat français." traduction: "Casse toi pauvre con"
Qui ose encore dire que les juristes ne sont pas au summum de la lutte contre le Sarko show? ;-)