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Publié le par JY & A

Après s'être exprimé à la tribune de l'ONU mardi, le Président de la République a prononcé jeudi soir à Toulon, un discours sur la crise financière. Deux remarques peuvent être apportées.

 

Tout d'abord sur la forme, Nicolas Sarkozy s'exprime à Toulon devant de nombreux militants UMP et ne risque donc pas la moindre contradiction de journalistes ou d'experts. C'est une manie française qui veut que le Président, véritable monarque républicain, puisse choisir la forme de ses interventions et jusqu'à l'identité des personnes qui l'interrogeront.

 

Sur le fond, les propos du président sont surprenants. Il a été question de régulation, de moralisation du capitalisme. Il a même évoqué « ces responsables de la crise » qui devaient « être sanctionnés et rendre des comptes ». On ne peut que partager ces paroles qui ne manquent pourtant pas de sel, si l'on reprend les propos de celui qui n'était alors qu'un ministre de l'intérieur en campagne. Nicolas Sarkozy avait en effet déclaré aux Echos le 9 Novembre 2006 : « Je veux développer le crédit hypothécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance économique aux Etats-Unis». Ce sont ces prêts qui ont entraînés la crise des subprimes à l'origine des problèmes actuels.

 

L'actuel président de l'Union Européenne semble adopter une toute autre vision économique, évoquant même un nouveau Bretton Woods , ou encore la fin des golden parachutes. Une perspective positive mais il ne faudrait pas que ce type de discours ne soit qu'une illusion semblable aux envolées stériles de l'ex-président Chirac sur l'environnement.

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