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Publié le par JY et A

Ces jours-ci, on peut constater un étonnant phénomène. Nicolas Sarkozy est parvenu à délocaliser l’opposition. Comme le remarquait une journaliste de France Inter dans une revue de presse, c’est l’altercation entre le « petit con » Bernard-Henri Lévy et le « maurassien » Henri Guaino qui fait les gros titres. Plus fort, c’est le gouvernement lui-même qui critique l’action du gouvernement : ainsi Martin Hirsch s’élevait-il contre une disposition du projet de loi sur l’immigration, tandis que Fadela Amara poussait le coup de gueule que l’on sait… Médiatiquement, c’est brillant : la machine gouvernementale s’auto-entretient et le rôle de l’opposition est réduit au néant. Mais politiquement, que signifie ce gouvernement où l’on se tire dans les pattes sans tirer les conséquences de désaccords pourtant probants ? En gros, Fadela Amara ou Martin Hirsch, en ne démissionnant pas, ne participent-ils pas d’un cloisonnement entre les fonctions du gouvernement ? Comme si, chacun recentré sur ses attributions, se contentait de regarder ce qu’il se passe dans son ministère, négligeant l’ensemble.

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